Mali-Festi Reggae: L’éducation et la santé au cœur des festivités

Du 9 au 11 février 2017 au Musée national de Bamako, les Reggaemen du Mali ont célébré la date anniversaire de la naissance de Robert Nesta Marley. Mali-Festi Reggae est une initiative de Sista Mam pour rendre hommage à Marley, mais aussi pour faire mieux connaître l’homme, son œuvre et son combat.

Tous les ans, comme à l’accoutumée, des thèmes de  société sont débattus pendant le Festival. C’est ainsi que l’Education et le VIH Sida ont été les sujets de débats de cette 12ème édition.

Aminata Mami Sangaré alias Queen Mam, la présidente de la commission d’organisation du Festival reggae, a fait  un bref rappel de la vie de l’artiste reggaeman Bob Marley dans son discours ouverture. Pour elle, malgré le fait d’avoir quitté l’école à 14 ans pour des raisons financières, Marley aimait s’adresser à la jeunesse pour tenter de lui donner espoir. «Bob s’est auto-éduqué car pour lui le programme éducatif national ne répondait ni à la culture de la Jamaïque profonde, ni aux aspirations de la jeunesse. Mais il était plutôt favorable au renforcement du diktat et des principes babyloniens. Babylone étant pour Bob l’oppresseur», dira Queen Mam.

S’interrogeant sur la problématique de l’éducation au Mali, la commission d’organisation de Mali-Festi reggae 2017, a pris le thème : «l’Ecole malienne, quel avenir ?» Un thème qui a été débattu par des spécialistes envoyés par le ministère de l’éducation nationale pour l’occasion. Suivra ensuite la conférence-débat sur le VIH Sida, animée par ARCAD-Sida. L’occasion avait par ailleurs été donnée aux participants d’apprécier les œuvres de plusieurs jeunes artistes talentueux à travers une exposition d’objets d’art et de photographies. Le samedi 11 février à 20h, un concert live a été animé par plusieurs artistes nationaux et internationaux.

Avant ce concert live géant, une cérémonie de remise de diplômes de reconnaissance a été organisée à l’intention des précurseurs de la musique reggae au Mali. Il s’agissait entre autres de feu Kalori Sory, Kokè Dembélé et d’Aziz Wonder.

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