Festival Ecrans d’Afrique : La Première édition a vécu à Ségou avec des enfants réalisateurs

Ségou a abrité du 30 mars au 1er avril 2017, la 1ère édition du Festival Ecrans d’Afrique. Les manifestations ont démarré le 30 mars 2017, dans la salle Mieru Ba, en présence du représentant du Gouverneur de la région de Ségou et du Maire de Ségou. Cette première édition était parrainé le célèbre réalisateur malien, Souleymane CISSE.


Le 30 mars 2017, la salle Mieru Ba de Ségou a été le point de convergence des ségouviens. Dans le cadre de la 1ère édition du Festival écrans d’Afrique, une animation particulière s’y était installée. Le Djandjigui de Pelengana, les Korèduga de Sébougou et un orchestre moderne de la ville, ont rivalisé d’ardeur pour tenir le public en halène.

La manifestation qui a regroupé à Ségou tout ce que le mali compte d’important en matière de cinéma, est une initiative qui date de 2012. En effet en septembre 2012, l’Association Culturelle Carrefour, en collaboration avec le Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM) et l’Union Nationale des Cinéastes Maliens (UNCM), a décidé d’initier des jeunes scolarisés ou non de Ségou au cinéma.
A cet effet, un appel à proposition avait été lancé et des jeunes ont répondu à cet appelle en envoyant leurs histoires sous plis fermé. Le dépouillement a été fait par un jury de trois professionnels du cinéma. Les six meilleures propositions ont été retenues. « Avec l’aide d’un professionnel expérimenté, les jeunes ont été regroupés pour l’amélioration de leurs textes. Ils ont aussi été initié sur des notions indispensables à la pratique cinématographie, notamment le cinéma, le plan, le casting, le repérage et tant d’autres notions », a indiqué Mamadou Sangaré, l’un des responsables de l’initiative.

Sortis de cette initiation, les jeunes ont pris leur destin en main. Ils ont procédé à leurs repérages, ont fait leurs castings. Et, l’Association Culturelle Carrefour a commis un professionnel pour les conseiller et les suivre pendant le tournage.

« De cette première expérience en 2012, il y a eu 6 films. Mais malheureusement les évènements de 2012 qui ont secoué le pays de façon violente, sont passés par-là et les activités ont été suspendues », a indiqué Mamadou Sangaré.

Il a ajouté qu’il a fallu attendre 2016, pour reprendre l’initiative avec la réalisation de 5 films.

« L’Association Culturelle Carrefour, avec ses partenaires, ont entrepris de venir à Ségou pour présenter ces 11 films aux populations de Sebougou, Pelengana et Ségou. Mais pour que la fête soit totale, d’autres films de professionnels maliens ont été associés à l’initiative. Et c’est cette opération que nous avons dénommé Festival Ecrans d’Afrique », a précisé Mamadou Sangaré.
Il faut dire que pour cette première édition, des grands noms du cinéma malien ont rehaussé par leur présence toutes les manifestations du Festival Ecrans d’Afrique.

Cheick Oumar SISSOKO, Secrétaire général de la Fédération Panafricaine des Cinéastes (FEPACI), Salif TRAORE, Secrétaire Général de l’Union Nationale des Cinéastes Maliens (UNCM), Boubacar SIDIBE, Fatoumata COULIBALY FC, Kadidia SIDIBE, la Présidente Africaine du Cinéma Numérique Ambulant, Mamadou CISSE, lauréat du 2é prix dans la catégorie documentaire au FESPACO 2015, étaient tous présents à Ségou, sans oublier les nombreux comédiens qui avaient aussi fait le déplacement.

« Cette initiative est de l’Association, mais le Festival Ecrans d’Afrique appartient à tous les professionnels du cinéma, à toutes les autorités de Ségou et surtout à toute la jeunesse. Nous espérons que dans les années à venir on rencontrera sur les écrans de cinéma d’Afrique, le nom d’un jeune réalisateur parti de cette manifestation », a indiqué Mamadou Sangaré, Coordinateur du Festival Ecrans d’Afrique.
Dans le cadre de cette 1ère édition, Cheick Oumar SISSOKO a animé une conférence sur le thème : « cinéma éducationnel ».

« Ce bébé qui vient de naître, il faut l’aider à grandir », a déclaré Salif Traoré de l’UNCM dans son discours d’ouverture.

Les films réalisés et projetés portaient sur des sujets en rapport avec la maltraitance des enfants, l’insécurité, l’excision, l’ingratitude… Et comme la parole était donnée aux jeunes réalisateurs, Abdoulaye SOW, un jeune réalisateur qui a réalisé un film sur le divorce et ses conséquences sur les enfants, dira que « les parents doivent faire en sorte que les enfants ne soient pas victimes de leurs comportements ».

Vu que cette première édition a suscité des vocations chez de nombreux enfants, pourquoi ne pas dire vivement la prochaine édition avec des partenaires beaucoup plus conséquents, notamment des partenaires institutionnels comme l’UNICEF.

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